Chypre est le dernier pays européen divisé en deux : au sud, la République de Chypre (république officielle de l’île aux yeux de la communauté internationale); Au nord, la République Turque de Chypre Nord (reconnue seulement par la Turquie). Cette division de l’île est physiquement marquée par la Ligne Verte qui court sur 180 kilomètres.
Ce mur, cette zone démilitarisée (contrôlée par l’UNFICYP) érigé entre les deux communautés chypriotes : turque et grecque est constitué de sacs de sable, de bidons, de guérites et de postes d’observation, de fils barbelés et de rues se terminant en impasses murées ou fermées par d’énormes portes en fer.


Ce travail photographique basé sur l’exploration de la Ligne Verte a pour but d’aller à la rencontre de ces chypriotes vivant de chaque côté du Mur.

Traverser la Ligne Verte, cette frontière, cette zone tampon remplie d’un silence étrange, ce no man’s land d’herbes folles, de bâtiments en ruines criblés de balles; c’est comme remonter dans le temps et contempler l’Histoire de cette île et les blessures qui en résultent.
C’est aller vers l’inconnu : ce côté Nord (de l’île) que l’on croit si différent. Pour découvrir une ville calme, ordinaire avec des maisons et des bâtiments ressemblant étonnamment à ceux du côté sud, ou chacun prend le temps de vivre et de vaquer à sa vie.

Passer cette Ligne encore et encore; Du Sud au Nord, du Nord au Sud, c’est finalement se rendre compte que ces deux populations qui vivent côte-à-côte, partagent une même langue (l’anglais), parfois les mêmes fêtes ont toutes deux bien plus en commun qu’avec le reste du monde.


J’ai entremêlé les portraits de ces chypriotes qui au quotidien doivent vivre avec ce mur, chacun de leur côté; A des photographies documentaires se raccrochant aux symboles forts de leur Histoire. Entre absurdité, désinvolture, optimisme ou résignation ces portraits de chypriotes témoignent de la situation.

Visionner tout le reportage : Chypre; Ligne verte.

Reportage sponsorisé et soutenu par : Envie d’Agir, Lumen, Musée de la photographie de Graçay, Groupama Indre/Vatan, Crédit Agricole, Office du Tourisme de Vatan, Sarl Charpentier/Couvreur Yves Villaudière.

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Cyprus; Green line.

Cyprus is the last european country divided : in the south, the Republic of Cyprus (the official republic of the island, acknowledged by the international community); in the north, the Turkish Republic of Northern Cyprus (only recognized by Turkey in the all world). This division of the island is physically marked by the Green line, which runs through 180 km.

This wall, this demilitarized area (controlled by UNFICYP) erected between the two cypriots communities : Turkish and Greek is built of sand-bags, barrels, checkpoints, observation posts, no man’s land, barded wires and cul-de-sac; walled up or closed by huge iron doors.

This photographic work based on the exploration of the Green Line aims to the meeting of these Cyprians living on each side on the Wall.

Crossing the Green line, this border, this buffer-zone filled with a strange silence, this no man’s land of wild grasses, these ruined builings riddled with bullets, feels like going back in time, and also like contemplating the History of this island and to which injuries this history led.
It’s the path to the unknown, to the northern side (of the island) that we believe so different and which could perhaps frighten us; so as to discover a quiet, ordinary town with houses and buildings which strangely look like the southern ones, and where everybody takes time to live and to attend to one’s affairs.

Crossing this line again and again, from the south to the north, from the north to the south, it’s eventually realizing that both communities living side by side, sharing a common language (english), sometimes the same celebrations, each of them have more in common that with the rest of the world.

I have intertwined portraits of these cypriots who are living daily with this wall, each of them on their side; with documentaries-photographies clinging to strong symbols of their History .
Between absurdity, casualness, optimism or resignation, these portraits of cypriots testify of the situation.

View all the photographic report : here.

Article posté le Lundi, 14 juillet, 2008 à 16:21 • Par Cécile Morin.
Catégories: Reportages & Articles.