RADIO RCF : Brest : trois photographes exposent l’esprit de Berlin au Quartz

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Le Centre Atlantique de la Photographie invite jusqu’au 22 décembre trois jeunes photographes à montrer leur vision de la capitale allemande. Le sujet s’imposait forcément, vingt ans après la chute du Mur… Les clichés décrivent les ambiances d’une ville qui a beaucoup changé, une ville festive où tout, ou presque est permis. [...] Pour Cécile Morin, enfin, Berlin est le symbole de la haine qui peut exister entre des communautés. Elle cite volontiers l’exemple de l’Italie, où l’on « enferme les communautés Roms », et de l’Irlande du Nord ou de Chypre. « Plusieurs pays sont encore divisés aujourd’hui, et on en parle pas ou peu, contrairement à Berlin ». S’il est une image qui a marqué la photographe à l’époque du Mur de la Honte, c’est celle d’un couple qui s’enlace à travers une brèche. Les images de Cécile Morin sont complétées par des témoignages écrits, comme celui de Nicole. « Cette enseignante m’a beaucoup marqué, dit-elle. Elle ne renie pas tout ce qui s’est passé à l’Est, ce qu’on lit dans les livres. Ce sont les petits détails qui permettent de mieux comprendre l’histoire avec un grand H ».

Christophe Pluchon - Radio RCF 11/ 2009

Le Centre Atlantique de la Photographie invite jusqu'au 22 décembre trois jeunes photographes à montrer leur vision de la capitale allemande. Le sujet s'imposait forcément, vingt ans après la chute du Mur... Les clichés décrivent les ambiances d'une ville qui a beaucoup changé, une ville festive où tout, ou presque est permis. « Il y a énormément de fêtes, et beaucoup de gens qui se travestissent » explique Alexa Brunet. La photographe, membre du collectif Transit, présente en 17 grands-formats sa vision de cette ... Lire Plus

E.O. Récits berlinois (carnet d’interviews)

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A l’occasion du 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin voici mon carnet d’interviews de berlinois ayant vécu cette période de l’histoire.

“E-O Récits berlinois” à été réalisé en complément de mon photoreportage : Le Mur de Berlin. Ce carnet d’interviews retrace les témoignages et réactions de neuf berlinois à qui j’ai montré des photographies de lieux et de symboles de l’époque du mur.

Vous pouvez consulter ce carnet ici : E-O Récits berlinois.

A l'occasion du 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin le 9 novembre prochain voici mon carnet d'interviews de berlinois ayant vécu cette période de l'histoire. "E-O Récits berlinois" à été réalisé en complément de mon photoreportage : Le Mur de Berlin. Ce carnet d'interviews retrace les témoignages et réactions de neuf berlinois à qui j'ai montré des photographies de lieux et de symboles de l'époque du mur. Vous pouvez consulter ce carnet ici : E-O Récits berlinois. Lire Plus

Chypre; Ligne Verte / Cyprus; Green line

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Chypre est le dernier pays européen divisé en deux : au sud, la République de Chypre; au nord, la République Turque de Chypre Nord. Cette division de l’île est physiquement marquée par la Ligne Verte qui court sur 180 kilomètres.

Ce mur érigé entre les deux communautés chypriotes : turque et grecque est constitué de sacs de sable, de bidons, de guérites et de postes d’observation, de fils barbelés et de rues se terminant en cul-de-sac; murées ou fermées par d’énormes portes en fer.

Ce travail photographique basé sur l’exploration de la Ligne Verte a pour but d’aller à la rencontre de ces chypriotes vivant de chaque côté du Mur.

Traverser la Ligne Verte, cette frontière, cette zone tampon remplie d’un silence étrange, ce no man’s land d’herbes folles, de bâtiments en ruines criblés de balles; c’est comme remonter dans le temps et contempler l’Histoire de cette île et les blessures qui en résultent.

C’est aller vers l’inconnu : ce côté Nord que l’on croit si différent et qui peut faire peur. Pour découvrir une ville calme, ordinaire avec des maisons et des bâtiments ressemblant étonnamment à ceux du côté sud, ou chacun prend le temps de vivre et de vaquer à sa vie.

Passer cette Ligne encore et encore; du Sud au Nord, du Nord au Sud, c’est finalement se rendre compte que ces deux populations qui vivent côte-à-côte, partagent une même langue, parfois les mêmes fêtes ont toutes deux bien plus en commun qu’avec le reste du monde.

J’ai entremêlé les portraits de ces chypriotes qui au quotidien doivent vivre avec ce mur, chacun de leur côté; à des photographies documentaires se raccrochant aux symboles forts de leur Histoire. Diptyques parfois concordants parfois dissonants.

Entre absurdité, désinvolture, optimisme ou résignation ces portraits de chypriotes témoignent de la situation.

[slideshow=3] Chypre est le dernier pays européen divisé en deux : au sud, la République de Chypre (république officielle de l'île aux yeux de la communauté internationale); Au nord, la République Turque de Chypre Nord (reconnue seulement par la Turquie). Cette division de l’île est physiquement marquée par la Ligne Verte qui court sur 180 kilomètres. Ce mur, cette zone démilitarisée (contrôlée par l'UNFICYP) érigé entre les deux communautés chypriotes : turque et grecque est constitué de sacs de sable, de bidons, de ... Lire Plus

Tradition taurine : Courses camarguaises

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La course camarguaise est un jeu taurin sans mise à mort pratiqué principalement dans le Sud; Ici à Arles.
Ce jeu très populaire apparaît dès le XIXe siècle; Il oppose dans les arènes, les razeteurs (hommes en blanc) et les cocardiers (taureaux). Pour gagner, les razeteurs doivent s’emparer à l’aide d’un outil (le crochet) des attributs (la cocarde, les glands et les ficelles) fixés sur la tête et les cornes du taureau. L’affrontement dure environ quinze minute par taureau.

La dualité homme / taureau est fascinante car il y a dans ce sport taurin l’image sensuelle de deux forces héroïques et violentes se défiant. C’est comme s’imaginer Thésée allant à la rencontre du Minotaure

Dans cette série photographique : Course Camarguaise j’ai voulu capturer l’intimité de ces protagonistes : le razeteur et le taureau. Figer ce court instant de flottement, de latence électrique avant le duel. L’homme se prépare, la bête enfermé dans son box obscur s’impatiente.
Instant fugace où se mêle peur, excitation et sensualité. Un instant de calme avant la tempête.

[slideshow=12] La course camarguaise est un jeu taurin sans mise à mort pratiqué principalement dans le Sud; Ici à Arles. Ce jeu très populaire apparaît dès le XIXe siècle; Il oppose dans les arènes, les razeteurs (hommes en blanc) et les cocardiers (taureaux). Pour gagner, les razeteurs doivent s’emparer à l’aide d’un outil (le crochet) des attributs (la cocarde, les glands et les ficelles) fixés sur la tête et les cornes du taureau. L’affrontement dure environ quinze minute par taureau. La dualité homme / taureau ... Lire Plus

Camiraï; L’art du déplacement urbain

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L’Art du déplacement urbain ou Parkour est un sport extrême pratiqué par ses adeptes : les traceurs. Ces derniers décrivent ce sport comme une forme d’art, parfois même comme une philosophie. Il consiste à se frayer un nouveau chemin dans l’espace et le mobilier urbain. En escaladant les façades, en voltigeant entre les tours, les traceurs abattent par la maîtrise de cet art tout obstacle physique.

Créé il y a une vingtaine d’années en banlieue parisienne par David Belle (fondateur du groupe Yamakasi révélé par le film d’Ariel Zeitoun en 2001) ; Cette discipline à trouvé ici écho auprès de jeunes habitant la banlieue Orléans La Source : les «Camiraï’».
Camiraï est un collectif associatif fondé en 2000 par trois sportifs que l’on pourrai qualifier d’autodidactes : Wadif, El Houssein, Farouk. Ce nom révèle l’origine de leur quartier : «CAMI» comme Camille Flammarion et «RAÏ» faisant écho à leurs racines marocaines.

Ce sport ils l’ont d’abord pratiqué pour s’évader de leur cité, se sentir libre et vivant; s’affranchir des images que l’on accole à la banlieue. David Belle dira; «Nous pratiquons ce sport car nous ressentons ce besoin de bouger, ce besoin d’exister, de montrer que nous sommes là». Pour certains sociologues anglais tel Mark Banks, ces propos démontrent la classique et fulgurante envie de liberté qu’à l’homme dans le monde des banlieues modernes. Abattre les murs, les a priori et se transcender par son art pour le temps d’un «parkour» devenir Icare.

[slideshow=10] L’Art du déplacement urbain ou Parkour est un sport extrême pratiqué par ses adeptes : les traceurs. Ces derniers décrivent ce sport comme une forme d’art, parfois même comme une philosophie. Il consiste à se frayer un nouveau chemin dans l’espace et le mobilier urbain. En escaladant les façades, en voltigeant entre les tours, les traceurs abattent par la maîtrise de cet art tout obstacle physique. Créé il y a une vingtaine d’années en banlieue parisienne par David Belle (fondateur du groupe Yamakasi ... Lire Plus

Peace lines : Irlande du Nord

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Quel “conflit” européen dure depuis bientôt 35 ans? Je me suis rendue en Irlande du Nord, avec cette question en mémoire; colle que nous avait posé un historien quelques années plus tôt. Histoire méconnue qui a engendrée dans certaines villes la construction de murs entre les communautés catholique et protestante.

J’ai souhaité traité ce sujet des “Peace Lines” de manière beaucoup plus photo-journalistique qu’à mon habitude. Ce travail photographique s’attarde donc principalement sur la préparation de la fête orangiste protestante (chaque 12 juillet) et sur la vie des quartiers catholiques et protestants de Derry et Belfast à cette époque particulière de l’année. Dans les quartiers on se prépare à cette fête qui ravive et cristallise les tensions inter-communautaires.

Ce travail à été réalisé en juillet 2005; un mois plus tard, l’IRA annonce officiellement qu’elle dépose les armes et renonce à la lutte armée.

[slideshow=15] Quel "conflit" européen dure depuis bientôt 35 ans? Je me suis rendue en Irlande du Nord, avec cette question en mémoire; colle que nous avait posé un historien quelques années plus tôt.  Histoire méconnue qui a engendrée dans certaines villes la construction de murs entre les communautés catholique et protestante. J'ai souhaité traité ce sujet des "Peace Lines" de manière beaucoup plus photo-journalistique qu'à mon habitude. Ce travail photographique s'attarde donc principalement sur la préparation de la fête orangiste protestante (chaque 12 juillet) ... Lire Plus

Le Mur de Berlin / The Berlin Wall

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Ce photo-reportage à été motivé par le problème majeur de la disparition physique d’un lieu fort en histoire : le Mur de Berlin et donc des risques d’oubli pour les générations futures.
C’est un travail de mémoire sur les restes d’un mur, d’une époque, d’une idéologie balayée par le temps.

Je me suis rendue sur place pour dresser en premier lieu une sorte de liste photographique quantitative de symboles forts, de lieux clés et des pans épars du murs qui subsistent encore.

Par le biais des photographies, j’ai pu recueillir les témoignages de berlinois (de l’ex-RDA et de l’ex-RFA) qui ont apportés à celles-ci, histoires, témoignages, vécus et ressentis. L’authenticité de leurs vécus, leurs témoignages permettent de mieux comprendre ce qu’était la vie à cette époque, de chaque côté du mur et surtout d’appréhender son avant et son après.

Mon travail s’articule en trois parties :
D’un côté, il rassemble plusieurs travellings qui se veulent un inventaire des restes du mur. Dont la plus grande partie restante de celui-ci : La East-Side Gallery.
Parallèlement j’ai entremêlé des photographies de symboles forts de l’époque sous forme de diptyques et de triptyques aux témoignages des berlinois.

Je m’attache donc à “sauvegarder”, à saisir et à faire perdurer l’histoire mais aussi, la petite histoire, la petite mémoire, celle de gens comme vous et moi. Une histoire, une mémoire plus intime mais aussi plus périssable.

[slideshow=7] Ce photo-reportage à été motivé par le problème majeur de la disparition physique d’un lieu fort en histoire : le Mur de Berlin et donc des risques d’oubli pour les générations futures. C’est un travail de mémoire sur les restes d’un mur, d’une époque, d’une idéologie balayée par le temps. Je me suis rendue sur place pour dresser en premier lieu une sorte de liste photographique quantitative de symboles forts, de lieux clés et des pans épars du murs qui subsistent encore. Par le biais ... Lire Plus